A (première lettre de l'alphabet) Dans l'alphabet protesinaïtique (1700 av J.C.) l'ancètre du A est une tête de taureau, puis deviendra alpha chez les grecs, l'équivalent dans les hiéroglyphes égyptiens est le dessin d'un vautour.
ADALARD de CORBIE (calligraphe carolingien) Élève et disciple d'Alcuin
ALCUIN (calligraphe anglo-saxon) surnommé aussi Flaccus, originaire du pays d'York
ALPHABET (nom masculin composé des deux premières lettres de l'alphabet grec: alpha et bêta) Ensemble des lettres utilisées pour transcrire des sons et dont la combinaison constitue le langage.
ANGILBERT de SAINT-RIQUIER (calligraphe carolingien) Élève et disciple d'Alcuin
APEX (mot latin, l'adjectif est
APICAL, le
pluriel est APICES ) signifiant « sommet » ou « pointe ». En calligraphie, l'apex est l'empattement supérieur d'une
lettre ou l'élément prolongeant une lettre à son sommet.
ARABESQUE (nom féminin) Ornement en forme de
lignes ou de feuillages entrelacés, inspiré de l'art arabe.
ARMORIUS (mot latin) Personne qui dirige le travail
des moines copistes dans un scriptorium.
ARROBE (caractère d'écriture - arrobas en anglais) Signe obtenue par la ligature du a et du d @. cette ligature est utilisée pour la préposition latine ad qui a la même signification la préposition anglaise at . Utilisé aujourd'hui pour les adresses internet, le mot arrobe n'a pas d'origine définie, plusieurs théories s'affrontent.
BENOÎT d'ANIANE saint (calligraphe carolingien) Élève et disciple d'Alcuin
BOUSTROPHÉDON (nom masculin) Texte dont l’écriture se lit alternativement de gauche à droite, puis de droite à gauche à la ligne suivante.
CALLIGRAPHIE (nom féminin) Art de former de beaux caractères d'écriture.
CAPITALE (nom féminin) Nom donné aux lettres d'un alphabet ne comportant ni majuscule ni minuscule. Les alphabets en lettres capitales sont en majorité de l'époque romaine. Désigne aussi, pour les écritures ronde, bâtarde et coulée, une majuscule très travaillée avec des fioritures.
CAROLINE (nom féminin) Nom utilisé pour désigner l'écriture « minuscule carolingienne » (voir minuscule carolingienne)
COLOPHON (nom masculin) Inscription située à la fin d'un manuscrit, donnant des rmations sur sa production
CUNÉIFORME (adjectif) Ancienne écriture sumérienne apparue à la fin du quatrième millénaire, elle se caractérise par des signes en forme de coin d'où l'origine de son nom. A l'aide d'un poinçon en roseau des empreintes sont faites dans des tablettes d'argile humide, après séchage au soleil ou cuites la pérennité du texte est assuée.
EGINHARD (calligraphe carolingien) Élève et disciple
d'Alcuin
ÉPOQUE MONASTIQUE (période de 900 à 1200) Les trois
siècles qui s'écoulent de l'an 900 à l'an 1200 contitue l'époque monastique. La culture des lettres est négligée par les laïques dont la langue s'éloigne du latin, les seigneurs sont trop
occupés par les faits d'armes pour s'y interresser, l'ordre de Saint-Benoît fonde de nombreuses maisons, trois congrégations: Cluny, Cîteaux et Clairvaux dominent cette
période.
ESPERLUETTE (nom féminin) Ligature du e et du t, l’esperluette est considérée comme la 27e lettre de l'alphabet. Selon le Trésor de la langue française, le &, dernière lettre de l’alphabet, était appelé ète ; or, à l’école élémentaire, on apprenait aux enfants à réciter l’alphabet en ajoutant après z les mots latins « et, per se, et » (« et, en soi, 'et' ») prononcés « ète-per se-ète » , sorte de rime ludique et chantante qui aidait la mémoire. L’usage fit que l’on appela finalement le caractère « & » perluète ou esperluette. Une étymologie provençale est aussi évoquée es-per-lou-et, en français c’est pour le « et », indiquant clairement que le caractère & veut dire « et ». L'étymologie du mot anglais ampersand est très similaire (and, per se, and).
GOTHIQUE BÂTARDE (nom féminin) Écriture également nommée bâtarde flamande ou bouguignonne. Elle appaâît dès la seconde moitié du 14ème siècle et est utilisée jusqu'au milieu du 16ème mais elle connaît son âge d'or au milieu du 15ème siècle.
GOTHIQUE FRAKTUR (nom féminin) Écriture qui est un mélange de cursive germanique et de textura quadrata, elle apparait vers 1400. Assez lisible, son nom qui provient de fractus, signifie brisé. Elle est très utilisée en imprimerie au 16ème siècle. Elle est utilisée jusqu'au début du 20ème siècle en Allemagne.
GOTHIQUE TEXTURA QUADRATA (nom féminin) Elle doit son nom de "textura" à sa trame d'aspect régulier. Elle apparaît au 13ème siècle, à la naissance des universités, quand la calligraphie sort des monastères, ce qui explique la proffusion de cette écriture. Elle est en effet utilisée dans les livres de cuisine, de chasse Livre de chasse de Gaston Febus), les herbiers, les romans courtois et les livres d'heures.De petit calibre, cette écriture se carctérise par des lettres droites et rigoureuses qui deviennent d eplus en plus élégante avec les siècles (jusqu'au début 16ème).
GOTIQUE(nom masculin, cette orthographe est
utilisée, en français exclusivement, par opposition à « gothique » afin d'éviter les confusions) Langue germanique aujourd'hui éteinte. C'est la plus
ancienne des langues germaniques attestées mais elle n'a donné naissance à aucune langue germanique actuelle. Les documents les plus anciens datent du IVe siècle de l'ère chrétienne. Le gotique
cesse d'être couramment utilisé à partir de la seconde moitié du VIe siècle en raison des défaites wisigothiques face aux Francs, de la destruction des Goths d'Italie (les Ostrogoths), de la
conversion au catholicisme des Goths d'Espagne. L'alphabet gotique est un alphabet utilisé exclusivement pour noter la langue gotique, c'est un alphabet original inventé vraisemblablement par
Wulfila. Rien à voir avec ce qu'on appelle communément les « lettres gothiques », qui sont, elles, des lettres des manuscrits du XIIe au XIVe siècles, devenues plus tard ce que l'on désigne en
Allemagne sous le terme de Fraktur.
GUNDOHINUS (scibe du VIIIe siècle) Un
évangéliaire d'Autun fut écrit en 754 par un scibe nommé Gundohinus, à la requête d'une dame nommée Fausta.
HIÉROGLYPHE (nom masculin) Nom donné aux caractères d'écriture de l'ancienne Égypte, écriture déchiffrée en 1822 par Champollion. Les premières traces apparaissent vers la fin du quatrième millénaire, mais cette écriture se structure à partir de l'ancien empire vers 2650 avant notre ère. Composée de trois groupes 1: pictogramme ou logogramme qui représente un mot – 2: phonogramme pour noter les sons – 3 : déterminatifs précisant le domaine d'application du mot qu'ils accompagnent. Les phonogrammes ont donné naissance à l'écriture démotique constituée d'un alphabet de 30 signes, cette forme est aujourd'hui adapté pour écrire les prénoms occidentaux.
LETTRA FRANCISCA (mot espagnol) Nom donné en Espagne à l'écritue « minuscule carolingienne » au XIIIe siècle.
LEYDRADE de LYON (calligraphe carolingien) Élève et disciple d'Alcuin
MINUSCULE CAROLINGIENNE (nom d'une
écriture) Parfois appellée
« caroline », écriture imposé par Charlemagne à la chrétienté, afin d’unifier l’écriture en usage dans son empire, il l'institua " écriture officielle " en 789. Elle est le résultat d'un travail délibéré et non pas d'une évolution naturelle. On en attribue la paternité à Alcuin de York.
C'est une écriture de livre, très lisible de petite taille. Comme elle n'a pas de majuscules, on peut utiliser à la place, l'Onciale ou la Rustica. Les lettres sont simples, les mots bien
espacés et les ligatures restreintes.
Une inclinaison à droite de 10° la caractérise. Le corps de lettre est de 3 à 5 becs de plume avec 2 ou 3 de plus pour les hastes et les hampes, avec un
angle d'écriture d'environ 30°. Les empattements des ascendantes sont en forme de massue.
MONOGRAMME (nom masculin) Composition graphique à partir des principales lettres d'un nom. Les copistes du moyen-âge arrivent a se servir d'un même jambage pour trois ou quatres lettres créant les monagrammes royaux qui figurent au bas des actes.
ONCIALE (nom féminin et adjectif) Écriture capitale de forme ronde en usage du IVe au IXe siècle. Dès le 5e siècle elle s'impose comme l'écriture des livres de luxe et des textes sacrés. Il existe trois types d'onciale : La Romaine, la classique et la tardive. L'onciale se trace avec un angle de 30° alors que la tardive se trace avec un angle 10°.
OPISTHOGRAPHE (adjectif) Un codex est opisthographe lorsque chaque feuillet a reçu de l'écriture au recto comme au verso.
POURPRÉ (adjectif) Désigne un parchemin ou un vélin tinté en pourpre. Les premiers parchemins étaient blanchis, mais cet aspect était trop éclatant pour la lumière méditéranéenne, l'usage se généralisa de coloré en jaune safran, mais le raffinement ne s'arrête pas là, pour les manuscrits de grand luxe, la pourpre, réputée la plus belle des couleurs dans l'antiquité employée également pour la laine et la soie colore aussi le parchemin. Cet usage perdurera au moyen-âge.
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